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Une brève histoire de ma vie
C'est à l'adolescence que je fut happé par le monde du cheval. Cette vie devint immédiatement une passion qui ne m'a jamais quittée. Agé aujourd'hui de cinquante deux ans, j'ai pratiqué toutes les disciplines communes, passant même par l'extravagance de la voltige cosaque. Puis vers l'âge de 22 ans j'ai découvert le concours complet, discipline qui allie les trois pratiques olympiques des sports équestres, nous devions être en 1993 approximativement.
Ce fut un tournant dans ma vie, je me suis mis, alors, à la recherche d'un centre équestre pouvant répondre à ma détermination, je l'ai trouvé après plusieurs tentatives avortées. Ce centre, qui accueillait des élèves en sport études "équitation", m'a permis de découvrir la "Fédération Française d'Equitation" et ses "galops", examens équestres à obtenir pour avoir le droit de faire de la compétition. Pour les plus jeunes qui liront ceci, à l'époque les concours clubs n'existaient pas.
La suite me paraissait évidente, j'allais passer mes galops, commencer la compétition puis devenir enseignant moi même. Et, chose absurde, c'est arrivé!
Anais du Lauragais, le trésor qui vint à moi
Nous étions entre mon galop 6 et avant mon monitorat, 1994 ou 1995. Mes parents venaient de m’aider à acheter mon premier vrai cheval de sport, « Duchesse de Cantat ». Je reviendrai sur l’histoire déchirante de Duchesse, qui dans mon histoire sportive fut mon premier véritable amour, car nous les « gens de chevaux » sommes littéralement amoureux de nos bêtes. Mais revenons en à nôtre sujet « Anaïs du Lauragais » que nous allons appeler maintenant Anaïs tout simplement.
Un jour le téléphone sonna, c’était pour moi. Il faut expliquer aux plus jeunes d’entre vous : le téléphone portable n’existait pas alors, il n’existait que le téléphone traditionnel avec une ligne par foyer. Le téléphone portable ne vint qu’un peu plus tard. Le jeune homme mal dégrossi, ambitieux et peut être même un peu prétentieux, que j’étais à l’époque pris donc la communication. Au bout du fil sonna une voix rocailleuse, roulant les r, comme il en existait beaucoup dans nos campagne. L’homme était un agriculteur habitant le village de Souille dans l’Est Audois. Donc à une quinzaine de kilomètres de chez moi. Il voulait me parler d’une jument pour faire un peu de concours, ils avaient bien essayé avec un jeune du village mais la jument passait toujours à côté des obstacles. Il voulait donc la faire monter par un cavalier mieux formé. Je n’ose pas dire plus expérimenté quand je pense à ce que j’étais à l’époque. Je me demandais quoi faire ? Refuser me semblait être la meilleure option, mais il se trouve, pour ma plus grande chance que j’étais trop timide pour ça. J’acceptais donc de le rencontrer et nous voilà jour et heure de rendez-vous pris.
Je ne sais pourquoi mais je me sentais piégé par ma timidité d’une part et excité par un premier rendez vous « professionnel » d’autre part. J’ai déjà dit dans un des premiers articles de ce blog que je ferais ma profession dans le monde du cheval. N’hésitez pas à fouiller le blog pour retrouver l’article. Je commençais à imaginer un stratagème pour refuser, si le travail ne me convenait pas. Celui ci était des plus simples, je lui demanderais alors de me payer une somme me semblant importante à ce moment de ma vie, 500 francs par mois. Les paysans étaient radins et j’étais donc persuadé qu’il refuserait. Cela m’aurait sauvé la face et évité de dire non, ce qui m’était impossible, de par ma gêne face aux gens.
| Le jour venu je me rendis au rendez-vous. Je vis alors un homme, un paysan céréalier typique de la région. Je fus certains que le stratagème imaginé en amont fonctionnerait. Il m’amena donc voir la bête. La première chose que je vis c’était une jument, massive, tirant plus du cheval de labour que du cheval de selle. Pendant qu’il m’expliquait ce qu’il en était, je l’entendais de moins en moins et avait de plus en plus peur de devoir essayer cette chose énorme.. Nous la pesâmes dans son histoire, 624 Kg apparurent sur le balance et nous n’étions pas peu fiers. |
| Dans un premier temps j’ai décidé, par prudence, de longer le monstre de foire que j’avais en face de moi. Non pas qu’elle fût méchante mais elle avait une tête lourde à la face busquée, épaisse comme je n’en avais jamais vu. Et nous voilà partis cheval sellé, mousqueton de la longe accroché au mors, chambrière en main vers un morceau de prairie servant de lieu de travail. La petite prairie était clôturée d'un coté par des piquets amovibles en fer d’environ quatre-vingt cm de haut, une clôture à vache en somme et bordée d'une haie pour le reste. |
| Je commençais doucement à longer cette jument. Au tout début cela se passa normalement mais cela ne dura pas bien longtemps. En effet la jument pris un galop puissant et il était hors de question que la lâche. Entraîné par la force de l’animal je me mis donc à courir tiré par la longe, je n'avais guère le choix, elle menait la dance. Puis ma foulée ne suffit plus je bloquais donc ma paire de jambes et commença une glissade, sorte de ski sur herbe entraîné par un cheval qui ne comprenais pas plus que moi ce qui se passait. Et comme je l’ai dit plus haut c’était une petite prairie dont le bout arrivait beaucoup trop vite à mon goût. Entraîné par la longe me voila déporté dans le tournant, à la manière d'un skieur nautique, projeté vers la clôture. Eh bien croyez le ou non je ne lâcha pas l’affaire. J’étais encore souple et agile vers ma vingtaine. Je me suis alors baissé, toujours en glissade et passa sous la clôture espérant seulement qu’elle tourne au bout du pré. Celui-ci était bordé d'une haie, dont je ne sais plus de quelle végétation elle était composée, mais je la trouva fort irritante quand j’y fus projeté et bien frotté contre. Cela continua ainsi jusqu’à l’entrée du pré, dont nous avions fait le tour. La la jument s’arrêta enfin, me sauvant la vie par la même occasion. Je me mis donc tout doucement, à pas de loup, à remonter la longe jusqu’à arriver à la tête du moteur hors bord des campagnes. Je voyais son œil qui m’observait, plus étonné qu’autre chose, mais d'un regard froid des plus glaçant. Jean-Pierre GRILLERES, qui devint par la suite un grand ami, était paniqué par la situation. Avec l’aplomb que l’on peut avoir à vingt ans je le rassurai en lui disant que tout allait bien. Il m'avoua alors que la jument n’avait jamais été longée. Je compris mieux la situation. Il devenait temps de la monter. A partir de là, cela s’est mieux passé. Un obstacle était monté dans le pré. Et après avoir fait quelque tours au trois allure je décidais de sauter l’obstacle. Effectivement elle essaya de passer à coté mais je tins bon et réussit à le sauter plusieurs fois, ce n’était pas un gros obstacle. |
Une fois l’essai terminé nous ramenâmes Anaïs à l’écurie, on la dessella tranquillement, les grosses émotions était passées. J’étais bien décidé à ne pas m’en occuper. Une fois la jument au boxe nous nous rendîmes chez Jean Pierre pour négocier. Je mis alors ma tactique à exécution et lui demandais cinq cent francs par mois pour la monter, prétextant les frais et le temps que cela prendrai pour la monter trois fois par semaine. Il eut l’air surpris qu’on lui demande de l’argent pour monter à cheval. Il me demanda quelques jours de réflexion et promis de me rappeler. Je savais qu’il refuserait par radinerie, je rentrais alors chez moi fier d’avoir à peu près sauvé mon honneur, mais un peu honteux de ma performance.
Quelques jours plus tard le téléphone familial sonna de nouveau. Je crois que ce fût ma mère qui répondit, elle m’appela me disant qu’un certain Monsieur Grillères voulait me parler. Je pris le téléphone et devint d’un coup livide quand il me dit qu’il acceptait ma proposition. J'étais pris au piège.
Il a bien fallu que je me mette au travail, trois fois par semaine aller monter le taureau. Au bout de quelques temps cela commença à aller mieux. On se comprenais de mieux en mieux avec Anaïs. Puis vint le jour, tant redouté. Jean-Pierre décida qu’on irait faire la fête équestre de Cazilhac dans l’Aude.
Je n’en menais pas large alors. Et finalement cela s’est beaucoup mieux passé que ce qu’on pouvait espérer puisqu' Anaïs à gagné toute ses épreuves. Et de ce jour je ne fis que progresser avec cette jument. Je suis passé aux concours officiels organisés par la Fédération Française d’Equitation. J’ai passé l’option CSO du monitorat et je suis monté petit à petit jusqu’à la pro 2. C'était déjà de belles épreuves à 130 cm de haut.
A quasiment tous les concours je revenais avec plaques et flots.
J’ai vécu des moments merveilleux avec Anaïs du Lauragais et Jean-Pierre GRILLERES. Bien vite au bout d’un an, peut-être moins, je n’ai plus voulu être payé. J’étais simplement heureux de notre groupe Anaïs, Jean-Pierre, Rose sa compagne et moi. Plus tard j’eus le petit frère d’Anaïs à monter Joris du Lauragais.
Sorties en Montagne Noire ou Coaching sportif
Ma fin de saison 2025
J'ai été soigné l'année dernière d'une maladie compliquée. La jument, Eksel des Loumans, était au pré tout du long de l'année de mes soins.
La grosse gourmande s'est gavée d'herbe fraiche jusqu'à en développer une fourbure grave. Son pronostic de cheval de sport était au plus bas. Et la voilà après quelques mois d'attention rapprochée. Dans la vie tout est possible en s'en donnant la peine, bien vite transformée en joie.
Je propose aussi tout une série de balades en montagne noire de 1H30 débutants à plus de quatre heures pour les confirmés. Que vous ayez votre cheval ou pas. Contact email : posanchez@outlook.fr
Un pur sang de quatre ans au dressage
La vidéo que vous allez voir, si vous la regardez, présente le travail d’un jeune pur sang de quatre ans, réformé des courses, que l’on m’a confié au dressage.
Il faut savoir que ces chevaux sont élevés pour la course. Ils sont montés très jeunes et conditionnés à galoper, rien d’autre. S’ils ne respectent pas certains critères ou s’ils ne sont pas bons en courses, ils sont très vite réformés et revendus par lots à petits prix. Le principe est simple : le cheval que l’on à pas ne coûte pas.
Certains dans le lot n’ont pas étés trop abîmés par l’entraînement, ils sont parfois récupérés par des associations afin de les remettre le plus vite possible sur le marché du cheval de selle. Cela permet aux cavaliers de récupérer un cheval bon marché.
Mais il ne faut pas oublier plusieurs choses importante :
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Ce sont de très jeunes chevaux pour la plupart.
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Ils sont conditionnés à courir et rien d’autre.
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Bien souvent ils ont une éducation sommaire.
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Un pur sang à une énergie folle qu’il va falloir canaliser.
C’est donc un cheval qu’il va falloir mettre dans des mains expérimentés pour le rééduquer et le rendre utilisable par des cavalier ou cavalières qui ont déjà un certain niveau. Le jeune cavalier inexpérimenté qui se propose d’acheter un tel cheval s’expose à de graves problèmes s’il n’est pas accompagné d’un vrai professionnel ayant beaucoup de maturité.
Il se trouve que c’est le cas du cheval que vous allez voir en vidéo. C’est un cheval de quatre ans qui présentait à peu prés toutes les « qualités » citées plus haut.
C’est une cavalière ayant déjà fait de nombreux concours qui l’a acheté, c’est donc une cavalière expérimentée. Malgré tout elle à décidé de me le confier au travail pour lui inculquer les bases d’équitation académique. C’est une preuve de sagesse de sa part et je suis assez fier qu’elle m’ait choisi pour le faire.
Cela fait maintenant trois mois que je l’ai à l’éducation. Il est préférable de parler d’éducation à son stade que de dressage qui est une discipline à part entière. En réalité les deux vont de pair car les disciplines sont étroitement liées l’une à l’autre. Notre « objectif » est d’en faire un cheval de concours complet*. J’utilise des guillemets car il est certain que le cheval présentera toujours un avantage dans une discipline plutôt qu’une autre. Mon rôle est de lisser tout cela afin de le rendre le plus facile possible.
Aujourd’hui je vous le présente seul en extérieur. Une autre fois nous vous le montrerons en manège.
Mais à chaque jour suffit sa peine.
La triste histoire qui finit bien : Kenza du py
Le débourrage et la première vente de Kenza.
C’est chez son éleveur que je connus Kenza, il faisait régulièrement appel à moi pour débourrer les chevaux, parmi les chevaux devenus devenus de grands champion dans l’élevage il y eut « Orient du Py » classé mailleur étalon anglo-arabe de France, il fit d’ailleurs la couverture de l’Eperon, le magazine équestre le plus sérieux vendue en papeterie et « Quenelle du Py » devenue, par la suite, jument de niveau international sous la selle d’Olivier Robert. J’en parle car j’étais alors l’homme de l’ombre qui débourrait ces bêtes majestueuse.
Le débourrage de Kenza se fit tout en douceur lorsqu’elle avait quatre ans, peu après le sevrage d’« Orient du Py ». Il était devenu à la mode depuis le début de années deux mille de faire saillir les juments à trois ans et de ne commencer la compétition avec qu’à l’âge de cinq ans. Kenza fût facile à débourrer, elle était une jument de taille moyenne, un peu rondouillarde et manquait significativement d’équilibre au galop, elle galopait sur les épaules et montait la croupe à chaque foulées, l’inverse eut été mieux mais c’est comme ça avec les jeunes chevaux , c’est à nous les cavalier de faire avec la morphologie du cheval selon son âge. En bref son débourrage ne posa aucun problèmes particulier, c’était une une jument au cœur d’or.
Il se trouve qu’à la même époque j’étais moniteur dans un petit centre centre équestre rural proche de Castelnaudary. A cette époque j’étais encore jeune, un peu dispersé et j’avais donc l’énergie nécessaire pour mener plusieurs activités de front. En l’espèce l’enseignement, les débourrages, le travail de chevaux pour autrui et la compétition le week-end. Au même moment LD. , une jeune fille qui venait de passer son galop 7 me demanda de lui trouver un cheval à acheter pour débuter la compétition. LD. était une petite jeune fille assez légère et j’avais pour idée de lui faire acheter une autre jument de l’élevage « du Py » qui à mon humble avis était plus prête et mieux adaptée que Kenza, le nom de cette jument était « Cannelle du PY », « Cannelle » était une petite jument alezane avec un bon potentiel et un style de saut des plus parfait. Je fis donc la proposition à LD de venir essayer des chevaux dans des élevages locaux que je connaissais. J’étais persuadé Qu’elle craquerait sur « Cannelle » qui me semblait bien adapté à son style de monte.
Et nous voila donc parti pour essayer des chevaux, nous en essayâmes plusieurs dont « Cannelle » et « Kenza » encore mal dégrossi à ce moment là, nous étions de mémoire en 2002. Bien entendu LD tomba immédiatement amoureuse de « Kenza », ceci pour mon plus grand étonnement. J’eus beau lui expliquer le pourquoi du comment « Cannelle » était mieux adaptée , LD n’en démordais pas c’était Kenza un point c’est tout. Le papa de LD suivit évidemment l’avis de sa fille et lui acheta « Kenza », pour une somme fort conséquente par ailleurs. J’étais un peu étonné mais c’était comme ça et je n’y pouvais rien. LD était fort secouée sur cette jumenr mais elle était heureuse et c’est bien ça l’essentiel finalement.
Comment je devins propriétaire de Kenza.
Cela devait faire deux ou trois ans plus tard l’achat de « Kenza » que LD vint me voir. J’avais alors quitté le centre équestre et avait monté une petite écurie de de propriétaire chez moi dans la ferme familiale d’une vingtaine d’ hectares de prairies naturelles. Nous étions une petite bande d’illuminés à monter nos chevaux à cet endroit sans carrière ni structures de travail proprement dite mise à part une petite écurie où je rentrais les chevaux tous les jours et une stabulation libre de laquelle les chevaux pouvaient rentrer et sortir à leur guise sur 5 ha de prairies et un petit bois dans lequel ils pouvaient se mettre à l’ombre s’ils en avaient envie. C’était le paradis du cheval.
LD me demanda si je pouvais lui garder sa jument, car elle commençait des études supérieures et n’avait donc plus les moyens ni le temps se s’occuper de sa jument. Il se trouvait à ce moment là que j’avais passé un contrat, oral, similaire avec avec une ex- copine qui me laissait une jument « Cécilia du foulon », que je lui gardait gratuitement en échange d’une utilisation limitée. Cette fille envoya un jour quelqu’un pour récupérer la jument immédiatement et sans même me prévenir, elle me mettait alors dans une situation délicate, néanmoins je laissais partir la jument n’ayant guère le choix.
Donc quand LD vint me voir avec une proposition similaire, je refusais habilement et lui proposa de racheter la jument avec la possibilité de me la racheter le même prix quand elle le pourrait. Il se trouve qu’à ce moment de mon existence je travaillais les chevaux d’un très riche agriculteur à la retraite qui vivait de ses rentes et elles étaient importantes. Il me sous payait pour monter deux de ses chevaux et m’avait dit qu’il me paierait un cheval à hauteur de 2500 euros le jour où j’en trouverais un convenable. C’est ainsi que je pus racheter « Kenza ». Etant un homme de paroles je comptais bien tenir ma promesse à LD.
Mais dans la vie qui peut dire ce qui va vous arriver. Et il se trouva, en 2006, que nous fûmes obligés de vendre la propriété familiale car mon père avait de gros soucis financiers. La chose se fit assez rapidement pour une belle somme à l’époque, dont je ne touchait bien sûr aucune part. Nous rachetâmes une autre ferme avec une vingtaines d’hectares pour une somme moindre à 50 km de là.
Je pus donc garder les chevaux qui m’appartenait dont la fameuse « Kenza » mais je n’avais plus de clients. Je tombais alors dans une grave dépression transformant les fêtes que nous faisions en alcoolisme chronique de plus en plus sévère. En 2007 j’appris que me deux parents avaient un cancer, tout allait de mal en pis, nous dûmes mettre la seconde ferme en vente ceci en 2008 pendant la crise mondiale des subprimes. Le temps de la vente ou nous perdîmes tant et plus d’argent, je partis travailler en Sologne comme gardien de château et fis venir « Kenza » afin de tenir ma promesse faite à LD, je vendis tous les autres chevaux à perte dont mon très beau cheval de tête « Hendy » avec lequel je tournais en pro 2 de CSO et en concours complet, je le cédais pour ainsi dire contre bon soin à des amis pour la somme de 1500 euros, un cadeau.
Une fois salarié en Sologne, c'était l’année de la tempête Xynthia, l’alcoolisme et la dépression prirent le dessus sur moi et pour ne rien arranger on me diagnostiquait une polyarthrite rhumatoïde à moins de quarante ans. Deux ans plus tard mon patron qui n’étais pas un mauvais homme me proposa une rupture conventionnelle que j’acceptais immédiatement tant on ne pouvait plus se supporter. Mais j’avais toujours Kenza, ma promesse tenait toujours.
Je revins donc dans la région Revéloise, chez mes parents, qui louait un petit pavillon, mettant en pension « Kenza » dans un centre équestre local contre des travaux. Ma situation émotionnelle était des plus fluctuantes et mon alcoolisme de plus en plus sévère. Mais quoi qu’il en soit je tenais ma promesse à LD. C’est à ce moment que je me mis par le plus grand des hasard en couple avec une riche bourgeoise Revéloise, doctoresse de son état et propriétaire terrienne. Je pus mettre alors mettre« Kenza » chez elle. J’eus à ce moment un peu de répit. Mais bien vite l’alcoolisme repris le dessus sur moi, la mort de mes parents en milieu 2013 n’arrangea rien à l’affaire. C’est alors que le riche agriculteur me réclamât le remboursement de la jument qu’il m’avait soit disant payée. Je ne savais plus quoi faire, j’étais pris à la gorge. Je travaillais bien comme moniteur indépendant à ce moment de mon existence mais tout l’argent que je gagnais, car j’étais bon enseignant et avait quelques clients, passait dans les bars et les bouteilles. J’étais complètement coincé.
D’un autre coté le naisseur de « Kenza du Py » insistait pour me racheter la jument, celle ci était devenu la mère du meilleur anglo-arabe de France. J’ai alors fini par appeler LD lui expliquant ma situation inextricable et lui demandait de s’aligner sur la proposition de l’éleveur, soit 5000 euros, si elle m’en avait proposé 2500, j’aurais accepté. Nous étions en 2012. Bien évidemment LD ne pouvais pas. Je me fis alors insulter et même menacer par son père, à ce stade de ma vie plus rien ne me touchait sans compter ma compagne qui m’avait promis de racheter la jument pour une de ces filles qui n’a pas tenu parole. Je lui en veux encore à cette heure. Cette parole non tenu me dégoûtait car je ne pensais qu’au bien de cette pauvre bête. J’ai donc du finir par céder à la pression de l’éleveur. De ce jour je n’ai eu aucune nouvelle de La jument ni de LD qui devait m’en vouloir de ne pas avoir tenu ma promesse.
Cela fait maintenant 12 ans que je suis devenu abstinent et c’est le premier février 2026 que j’eus des bonnes nouvelles de Kenza qui coule des jours de retraite heureuse chez madame RD. Madame RD m’avait connu pendant ma période Revéloise. C’était une amoureuse des chevaux au point d’être devenue éleveuse de son état. Elle me raconta qu’après avoir fait un poulain pour l’élevage du Py, Kenza fût revendu à la famille M. Cette même famille M après avoir exploitée la jument comme poulinière déstocka une partie des juments.
Le hasard ou tout simplement le volonté de Madame RD fit en sorte qu’elle la racheta. Il est d’ailleurs temps de lui passer la min pour la fin de l’histoire :
Après son retour chez son naisseur (qui avait dans un 1er temps tenté de réitérer le même croisement que pour Orient), Kenza a donné naissance à son second poulain, Essaouira (que j’ai d’ailleurs eu le plaisir de voir tourner sur de belles épreuves de CSO dans ma région, toujours ce même coup de pattes 🤩🚀). Elle partit ensuite en Ardèche où elle eut une pouliche en 2017. Et c’est au détour d’une annonce que je vis passer Kenza à placer contre bons soins suite à une réduction d’effectif de cet éleveur ardéchois. C’était en 2018, Kenza avait alors 20 ans. Passionnée d’anglo depuis ma 1ère jument mais n’ayant pas les moyens d’accéder à une génétique de qualité ET jeune, j’avais pris le parti de réorienter les bonnes poulinières AA
dans leur stud-book en fin de carrière. Je misais sur les bons soins et la sérénité d’une petite exploitation.
pour qu’elles puissent nous donner un ou deux derniers poulains, anglo évidemment. Et je me rappelais de la qualité de cette jument que j’avais déjà vue tourner dans le sud-ouest il y a longtemps... Il aura suffit d’un coup de fil, une mutualisation de transport et la voici à la maison !
Arrivée en 2018, elle fut tour à tour maman (son dernier poulain fut pour nous ❤ et quel chouette cheval !), nounou de sevrages, copine de pré, etc. Discrète, gentille, facile pour tout, bref, Kenza c’est la jument en or. De celle qui donne confiance aux poulinous timides, qui réussit à apaiser les nouveaux pensionnaires parfois un peu « azimutés », qui n’hésitera pas à remettre à sa place les jeunes effrontés (mais toujours avec justesse !). Et qui était toujours d’une grande aide quand elle nous sentait en galère avec un jeune (ou moins jeune peu importe ^^). Bref, elle aurait pu être de celles susceptibles de s’excuser d’exister.... mais chez nous elle a su trouver toute la place qu’elle méritait. Cela fait désormais 8 ans qu’elle est à la maison, elle vit au pré avec une copine pensionnaire également retraitée. Couvertes l’hiver
(son surnom ? le Grizzly !), du foin à volonté, nourries matin et soir, petite cure d’harpagophytum en période humide,... bref, elle est soignée à l’image de la promesse faite à toutes nos anciennes mamans ici : celle de les accompagner au mieux jusqu’au bout à la hauteur de tout ce qu’elles nous ont donné. A 28 ans donc, même si l’arthrose est évidemment là, elle est toujours en très bel état (le dentiste était même étonné
de voir qu’à son âge toutes ses dents étaient encore là!), et on peut même parfois la surprendre piquer un petit galop à l’occasion et trotter en ronflant la queue en l’air comme pour nous rappeler que, peu importe le temps qui passe, elle s’est toujours très bien déplacée et qu’elle ne manque pas de sang quand il le faut.
;) nous lui souhaitons encore de beaux printemps à nos côtés 🙏 Nul doute qu’elle laissera un grand vide quand elle partira...
A ce jour Kenza à 28 ans et passe son temps à brouter de verts pâturages en compagnie d’une autre mamie. Elle aura la chance d’avoir une fin heureuse grâce à Madame RD que je remercie chaleureusement de m’avoir donné des nouvelles et des bonnes.
La passion des chevaux
Peut-être certains d'entre vous trouverons cet article un peu autocentré. Mais c'est promis je parlerais d'autres personnes, avec leur consentement bien sur. Vous pouvez même me contacter par email: posanchez@outlook.fr afin que nous discutions et qu'on raconte une histoire qui vous tient à cœur.
J'ai eu une vie parfois chaotique mais la passion du cheval m'a toujours ramené vers un chemin plus confortable. Je vais vous la faire brève:
ou la fontaine de jouvence
Après des débuts modestes, nous avons grandi grâce à un dévouement sans faille et à un engagement constant envers l'amélioration continue. Chaque étape a renforcé notre conviction profonde dans le pouvoir de la collaboration et l'importance de l'intégrité. Passionnés par notre métier, nous sommes fiers de partager notre histoire avec vous.
Vingt ans d'enseignement, période durant laquelle je montais à cheval et même en professionnel..
Une longue balade très belle mais difficile.
Une balade qui commence en souplesse à Saint-Ferréol. Elle va vite se durcir sur les pentes escarpées au dessus de DURFORT, village du cuivre à coté de de SOREZE. Après un magnifique panorama il à fallu tenir une allure soutenue pour ne pas rentrer trop tard. Malgré ça je suis rentré de nuit. Je dois vous confesser que je suis parti un peu tard dans l'après-midi.
C'était la première fois que j'utilisais une GoPro et c'est aussi mon premier montage. Cependant je ne doute pas que vous ayez envie de me suivre dans cette petite aventure.